samedi 28 mars 2015

Ego, me, mei.

Oups j’ai pris du retard dans le who are you captain rawr.

- Ton film préféré que tu ne te lasses jamais de regarder.
Je vais t’avouer un truc. Je ne sais plus regarder des films.
Depuis plusieurs mois il m’est impossible d’en regarder un en entier. Je dois systématiquement couper après vingt minutes, donc il n’est pas rare qu’il me faille une semaine pour en regarder un.
Même chose pour les séries, j’ai beaucoup de mal. Genre Game of Thrones, je me suis arrêtée en plein milieu de la saison 4 et je ne l’ai pas terminée. Là on m’a parlé d’une série sur les pirates, j’ai regardé le premier épisode en deux jours, et le deuxième, je me suis arrêtée à 09 :59 minutes et je ne l’ai toujours pas repris.
Le seul truc que j’ai réussi à regarder en complet en une soirée, en faisant des pauses quand même, c’est le dessin animé « Song of the sea », très mignon au passage.
Donc voilà.

-Quelque chose qui te manque
Je sais pas. Chui en manque de fouilles ça compte ? Le grand air, la terre et les mains sales.

-Décrit point par point toute ta journée
Today, vendredi 27 mars 2015. 
(Non mais ça va être long, faut pas me demander de décrire point par point !!)
Mon doux cerveau se réveille à 04h30. Je lui dis qu’on pousse pas bobone dans les orties (surtout si elle est short) donc je lui demande expressément de faire un effort et de revenir plus tard. Il me laisse la paix pendant une heure. Brave petit.

05h30, non sans honte de vous l’avouer, je fume ma première cigarette. J’écoute les oiseaux chanter, on est entre chien et loup, donc je déguste mon moment préféré.
Je descends faire le café et donc vers 06h je petit déjeune. 
C’est le seul vrai repas que je fais de la journée. Et crois moi que tu rigolerai bien à me voir, manger. On appelle ça du chipotage. Qui chez moi se manifeste par le découpage intempestif en petits bouts de mes tranches de pain. D’abord en 4, puis chaque quart coupé en quatre aussi en fait. Si pas plus le plus souvent.. Quant à la garniture, c’est une tranche de fromage et un peu de confiture framboises. Voilà comme ça tu sais tout.
06h30 je termine et je remonte dans ma piaule pour la cigarette post-repas.
Puis comme on est vendredi c’est jour de pesée. Avec toujours cette appréhension débile.
 -Captain, jette ta balance
-Oui un jour, quand j’aurai le cran. 
Pour le moment je suis contente d’arriver à ne plus me peser plusieurs fois par jour tous les jours. J’ai gardé le même rythme de l’hôpital, deux fois semaine et dès que j’arrête d’être une couille molle je passerai à une fois semaine. DEMAIN. 
-Oui mais demain c’est toujours demain ! 
-Je sais camarade.
Terminer mon post en terminant le café, tranquillou pépère.
Bon ce n’est pas tout ça mais il faut se laver. Le temps d’un instant j’hésite à prendre une douche, j’ai genre la flemme. Je pourrai me contenter d’un débarbouillage à l’évier, c’est vrai. Et j’aurai du, car mes colocs ont un peu pété la porte de la douche, mais elle tenait encore, jusqu’à ce matin où elle m’est tombée sur le pied. Sans prévenir la tepu, ça fait mal ! Et j’ai un bleu. Je les aurai bien tué tient.
Gros bug devant l’armoire. Je sais pas quoi mettre. Avec mon tattoo en train de cicatriser je ne sais pas mettre n’importe quoi. Finalement j’y vais à l’arrache, un legging noir en coton, une marinière qui dépasse d’un pull de l’unif de Bologne xxl et au dessus une veste adidas trop grande mais trop cool. Dans le genre no-style day, j’excelle
Mais bon, j’ai rien d’important aujourd’hui, à part un truc au centre de recherche archéologique, et si y’a ben un endroit où t’as pas besoin d’être sapée à quatre épingles c’est bien en archéo. (Non j’ai pas choisi cette voie là que pour ça, nameho !)
Tient cerveau, MANGE.


Bon du coup, je pars un peu plus tôt pour rejoindre une copine car on doit synchroniser nos agendas pour se faire des petites session bibliothèque, puis je dois emprunter des bouquins. Donc on se rejoint tout ça tout ça, je vais chercher mon tas de bouquin (oui à partir de cette hauteur je parle de tas) et elle m’offre généreusement une place sur sa carte, car la mienne est full et ce sera badtrip de laisser le volume 4 sans ses trois copains de rayon. 




Dieu merci mon sac est vide et les gais lurons rentrent tous dedans, et mon dos hurle à la mutinerie !
Puis on va au Crea (le centre de recherche archéo machin). 
En fait on y va toutes les semaines pour des petits boulots, comme remonter des céramiques, nettoyer du matos, etc, c’est une façon de leur rendre service à eux mais à nous aussi, on apprend, on rencontre des gens tout ça tout ça. Aujourd’hui Nico nous parle de dessin de tuile mais avant ça il faut scanner un mémoire. Petit bémol, ils ont perdu le mémoire des archives et aimerait quand même qu’on recheck une fois dans les rayons si on le trouve pas avant de défoncer littéralement celui qu’ils ont eu en prêt. On a tout retourné, dans ces supers armoires, tu vois celles en fer qui s’ouvrent et se referment par une manivelle, les trucs d’archives trop bien, et sinon rien. Des tas de thèses et autres mémoires (ainsi que nos examens ahaha) mais pas celui qu’il faut.
Panique intérieure. Défoncer un mémoire. C’est un peu un sacrilège non ? Mais bon faut ce qu’il faut, c’est pour la science, il sera ainsi numérisé. Et quand je dis défoncer c’est uniquement enlever la bande collante, mais faut y aller à la barbare quand même et lui couper la gueule à la rogneuse pour enlever toute la colle.
Donc ouais, j’aurai eu cet honneur de dégommer un mémoire. Je pense que beaucoup d’étudiants m’envieraient si ils le savaient. Et mes nerfs s’en rappelleront avec délectation quand je pondrais le mien.



Puis, honneur de se rendre dans la salle des profs, pour le scanner sur leur photocopieuse de compèt (elle est tellement énorme qu’elle pourrait héberger une famille yougoslave) (me demande pas pourquoi yougoslave, j’en sais rien, mais c’est un cool mot, Y-O-U-G-O-S-L-A-V-E). Bref quand t’es étudiant c’est toujours cool d’aller chiller là où les autres n’ont pas le droit d’aller.



Puis on a dessiné de la tuile. C’est sympa. Et pour de vrai hein, j’aime beaucoup ! Je pense que je pourrais passer des heeeeeures à le faire, ça tombe bien ils en ont plein à faire yuppie !





Pour toi public, mon dessin de tuile.
Hop midi, je rejoins une autre copine, on papote pendant deux heures, de tout, de rien, merveilleux.
Je l’abandonne car elle a cours, et je me dirige vers la banque pour voir si j’ai touché mes sous. BINGO BANCO.
Je vais donc pouvoir agrémenter le colis du livre que je voulais : « Wreck this Journal » de Keri Smith.
Pour rappel j’ai dix kilos de bouquins sur le dos ahaha, mais je décide d’aller directement au shop du Musée des Beaux Arts de Bruxelles qui le vend !  Tout en réfléchissant où je pourrai trouver une petite bouteille isotherme pas trop chère.
Donc jvais acheter le bouquin, et pour le thermo, je tente ma chance chez Wibra. Bernique.  
Le Poids de la Science et moi allons donc descendre plus bas pour acheter le pain tant que j’y suis.
Masta bug dans le magasin (oui encore), y’a plus mon pain gris ou complet de 800 gr. 
Y’en a du blanc mais ça je peux pas, no way. Y’en a des plus petits mais je sais pas par rapport à ma structure comment faire, pareille pour les ronds. C’est ouf quand même. Faudra que je le raconte au docteur, il va encore rire, oui captain, again plantée pendant vingt minutes devant un rayon ne sachant pas quoi faire. Je laisse tomber encore une fois.
Non docteur je ne veux pas de vos antidépresseurs.
Je sors en prenant une crasse pour Darwin. Car le vendredi c’est jour de crasse pour lui. Je n’ai jamais rien à lui donner en cadeau quand je mange (du pain au gouda confiture ou du chou rouge ahaha ), et c’est pas qu’il quémande, mais il est tellement gentil que j’aimerai bien partager avec lui, en guise de gratitude à lui qui m’accompagne et reste et remonte avec moi quand j’ai finis. Donc j’ai décidé de lui octroyer ce petit plaisir cadeau là le vendredi. (J’ai essayé des trucs plus sains, genre filets de maquereaux, thon, mais il n’aime pas le fin bec de trou du cul qu’il est !).
Nous repartons (oui le sac lourd devient une entité à part entière, vu son poids on peut bien lui donner ce statut là) donc en nous demandant si le GB du cimetière aura le pain que je veux. 
Et je mets un plan en place dans mon crâne si jamais y’en a pas. Je suis prête à retourner tout Bruxelles.
Mais avant ça je vais quand même me séparer de ma lecture du week end. Faut pas déconner non plus.
Donc aller retour maison et en route vers ce GB, et je continue ma réflexion sur les thermos hein. Jme dit qu’il y a un Hema à côté donc j’irai zieuter tant qu’à faire.
Miracle le pain est là, mon petit déjeuner sauf, y’a plus qu’à trouver le thermos.
Au passage je vois des jolis crayons que je prends pour le colis, pour que la fille les donne à deux trois gamins qui sont là et à qui j’ai envie d’offrir un petit quelque chose, et des balles magiques pour Darwin.
Bon y’a des thermos mais c’est quand même 16 euros.
Illumination divine, maintenant que j’ai un smartphone, je peux aller sur internet où je m’empresse d’aller voir si Ikea n’en a pas. Jackpot, pour 5 euros t’en a un qui est plus joli.
Il est 16H20, ça me semble le temps parfait pour une préparation psychologique à l’idée d’affronter ce magasin un samedi matin. Et la promesse de ne prendre que 10 euros sur moi pour éviter tout craquage impulsif.
Je retourne vers le bus, parfait il est 30, la poste près de chez moi ferme à 17h, ça me laisse le temps, en comptant le trajet,  d’acheter la boîte pour pouvoir la décorer et l’envoyer demain matin. Mouais c’était sans compter que le Bureau de Poste a déménagé un peu trop loin  pour le quart d’heure qu’il me reste. Zut flûte et crotte de bique, je ne saurai pas user de mes pinceaux sur le colis.
Il est donc temps de rentrer dans mes pénates.
Je termine la partie lettre du colis, tout en écoutant de la musique, on est vendredi on se met en mode chill.
Je n’arrête pas d’agrémenter de dessins, poèmes et compagnie du coup ça me prend toute la soirée.
Je prends mes médocs un peu plus tard que d’habitude, il est 23h15 et je pense que je suis partie chez Morphée vers 40. Adios bitchachos.
Que je pensais. La seule fois où je ne mets pas mon gsm en veille vla ti pas qu’un copain a décidé de m’appeler en plein milieu de la nuit, mais j’étais complètement déphasée j’ai pas su décrocher,  ni mettre ce machin de malheur en veille ou silencieux, le badtrip. 
Bref en tout, 10 appels en absence. Oups.
Et donc à 6h, me voilà réveillée pour une nouvelle journée d’aventures ikéaiennes !

-Ton signe du zodiaque, ce que t’en penses tout ça tout ça.
Je suis cancer. Voilà. Ce n’est pas le genre de carabistouilles auxquelles je prends attention. Sinon chez les chinois je suis cheval. Et euh, au final je m’en tamponne le coquillard. (mais cheval c’est cool, enfin cool parce que mon surnom à l’unif c’est poney. Huuuuuuhuhuu.)
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vendredi 27 mars 2015

Cocorico jeune adulte.

Y’a des trucs qui font qu’inévitablement tu te rends compte que tu as un pied voir les deux dans l’adultattitude.
Il se passe des trucs qui font que tu t’arrêtes un quart de millième de seconde, effarée, avec cette pensée ‘putain de bordel c’est adulte’.
Comme débiter de ta carde bancaire 1200 euros pour un ordinateur. Comme ça. Pfiou. et donnez moi un verre pour m'en remettre sivouplé
Puis quand tu te rends comtpe que tu arrives à gérer tes factures, pire même, tu les classes DANS UN CLASSEUR PREVU A CET EFFET, avec intercalaires et tout et tout. Le truc de vieux quoi.
Tu fais les comparatifs dans les magasins et tu deviens incollable sur le prix du chou rouge dans tous les supermarchés  du coin ! Et tu arranges tes courses en fonction desdits prix et des trajets.
Tu es à jour dans tes bocaux vide à mettre à la bulle. Et t’es fier comme Artaban d’y aller avec juste des bocaux bien propres rincés et pas que des bouteilles de vin et de bières.
Le tas de linge sale est maîtrisé avec brio.
Tu as des plages horaires « ménages » et tu fais toujours ta vaisselle quand tu as finit ton petit dej.
T’es titulaire de ta propre mutuelle (j’ai pas encore 25 ans donc ce n’est en soi pas encore obligatoire) et tu paies tes cotisations. Comme les grands.
Tu gères ton budget sans chouiner après la terre entière parce que tu n’as plus de sous. Et si ça arrive tu mords sur ta chique en attendant le mois prochain.
De racheter les ampoules qui rendent l’âme plutôt que d’aller pisser en m’éclairant de mon briquet.
De prendre des rendez-vous médicaux chez des spécialistes, seule, même si ça fait peur, et y aller.
Apprendre le langage de l’administration et ne plus se laisser biaiser, et apprendre à évoluer dans ce milieu de requin.
Que depuis que tu fais te lessives toi même, tu comprends l’intérêt de retourner bien tes chaussettes avant de les mettre dans le panier à linge sale, et oh miracle, depuis que tu les laves et surtout que tu les payes, y’en a moins qui disparaissent dans le vortex chaussettes.

Mais attention.

Ca ne m’empêchera pas de continuer ma collection de dinosaures - de continuer de me prendre pour une pirate le long des étangs d’Ixelles à la recherche des plus belles plumes de cygnes - de coller des baleines d’avril dans le dos des gens le 1er- de manger avec les doigts - de prendre des décisions à pile ou face - de continuer à croire que « si une voiture passe MAINTENANT c’est QUE » (ou des trucs du style, comme « si j’arrive à traverser avant que ça ne passe rouge c’est que ») - de faire le morse avec les pailles que je chipe quand j’accompagne des amis manger - de mélanger ma flotte à de la grenadine (0% ahaha) parce que l’eau du robinet c’est dégueulasse - à avoir mon pistolet à eau sur moi quand il fait chaud - à faire des oiseaux de papiers et les laisser partout, ou des avions -  à laisser des petits mots pour les gens qui lisent le Métro, ou bien sur les billets de banque - à porter des baggy et skate shoes en mode revival adolescence - à me déplacer en trottinette qui portait le doux nom de Bucéphale (mais donc perdue par mes colocs …) - à lire les anciennes versions du journal de Mickey/spirou,-à dire « didine, bidou » pour parler de mon ventre - commencer par le rayon enfants chez ikea - à faire des cabanes de couettes quand le moral est raplapla pour y lire tranquillou à l’abris de tout - de commencer un musée par un petit tour dans le shop et d’y penser toute la visite pour savoir quel souvenir je vais ramener - de passer par les bas côtés boueux quand les chaussures semblent trop neuves (si si tu vois ce que je veux dire !) - de continuer à avoir des bleus partout - de t’en foutre du quand dira t’on quant à ta façon d’être/t’habiller QUOI MAMY T AS UN PROBLEME AVEC MES CHEVEUX BLEUS ET MON PULL DINOSAURES ? - d’acheter des kinder surprises juste pour la surprise (et trouver un coéquipier pour manger le chocolat !!) - de prendre mon doudou énorme en forme de phoque quand je déloge, genre en fouille, et de me justifier « oui mais c’est mon oreiller tu comprends » « oui je sais ça prend la moitié de mon sac, mais c’est mon oreiller jte dis » «ah et la chauve souris là? ben ça c'est mon doudou! NON J AI PAS DEUX PELUCHES AVEC MOI. Tu mens.» - de parler à Darwin en me disant qu’il comprend parfaitement ce que je lui dis et qu’il est forcément d’accord avec moi, ben oui, on un gang - d’avoir des pansements avec des animaux dessus parce que c’est quand même vachement plus rigolo - d’être en joie à Halloween, même si il fait souvent moche à cette période, mais monstres + déguisement = le combo parfait de la life - de t'arrêter dès que tu vois un labrador ou autre chose à poils et lui faire des grattes grattes en lui demandant poliment son nom - de faire un pierre papier ciseaux pour mettre tout le monde d'accord - ...

Allez t'inquiète Peter, on a encore pas mal de chemin ensemble!
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jeudi 26 mars 2015

Du Bonheur en boîte (en carton)


Ave Moussaillon !

Bon, hier c’était le « mercredi on rit » et comme j’aime bien blaguer, ben même si on est jeudi ça te tombe dessus, mais promit je fais vite :
            C’est assez dit la baleine, sinon je me cache à l’eau.
(à lire tout haut pour avoir l’effet escompté).
Voilà ça c’est fait.

Alors alors, quand un proche n’est pas au top de sa forme, je dégaine l’option colis surprise.
Quand tu reçois une lettre manuscrite d’un ami par la poste, je trouve qu’il n’y a pas de meilleure sensation au monde (après le premier café de la journée peut-être), mais imagine un colis bourré d’amour tout plein ?
Et donc voilà, je me suis décidée à envoyer une petite boîte débordant de bonheur à une amie de l’hôpital ; car même si ça va, c’est jamais non plus le top du top d’être là bas.
Seulement voilà, quand il s’agit des autres, je n’hésite pas à mettre la main au portefeuille, mais là on est un peu à la fin du mois et ça crie BANQUEROUTE sur mon compte.
Donc voici quelques petites idées pour faire un petit plaisir pour pas trop cher (max 10euros) (j’avoue avoir l’avantage d’avoir déjà en ma possession tout ce qui est colle, paillette, peintures !)

Donc une photo de la composition (mais je risque sûrement de l’agrémenter d’ici après demain, genre un livre si je touche mes sous) :
- Un vernis lavande
-Des cartes postales
-Des cailloux. « des quuuoiii ? Mais elle est dingue » Atta tu vas voir.
-Un briquet moche
-Un carnet moche
-Un bocal et son couvercle de couleur moche.
-Des petits animaux en plastoc’
-Des chaussettes (roh mon dieu ce que j’adore les chaussettes)
-Une pochette
-Un transfert tissu
-Une balle magique
-Une licorne qui pue sent la vanille.
-Et s’est rajoutée entre temps, une petite fleur kitchissisme qui bouge à la lumière du soleil.
-Des colsons (si elle veut mener un raid contre les infirmiers)
-Un bic
-Une lettre explicative car il risque d’y avoir du wtf dans l’air quand elle va l’ouvrir.

Et le matos pour enjoliver tout ça : (tout n’est pas sur la photo muaha)
De la colle de bricolage, des paillettes (un semi-remorque), une vieille enveloppe brune, des rubans, de la peinture, des feutres, du papier à dessin, des feuilles colorées, des boules de ouate, et tout ce que tu peux amasser style papier d’soie qu’on trouve parfois dans les boites de chaussures, des machins paillettés dégueulasses qui sortiront tels des diables de la boîte, etc etc.






La première étape : PEINTUUUUUUUUUURE


Je ne te ferai pas l’offense de te dire qu’il te faut de la peinture (trop tard je l'ai dit ahah) et des pinceaux (moi perso j’ai utilisé des éponges)
Et en route mauvaise troupe pour colorer le couvercle du bocal et les cailloux.
Le couvercle sera rose, et les cailloux formeront une suite arc-en-ciel (ben oui t’as déjà vu du bonheur sans d’l’arc en ciel dans le coin ?) et un galaxie.
Mais pourquoi diable des cailloux ? Enfin galets, rendons à César ce qui est à César.
Oh c’est juste pour le petit côté « petit poucet » et qu’elle ne se perde plus dans sa navigation !
Donc zou les voilà tout beaux tout propres.

Et si t’es une gogole comme moi t’en met bien partout comme il faut, même sur ta cuisse (mais c’est pas ma faute c’est le couvercle qui m’a sauté sur les genoux)


Pendant que ça sèche bien on va s’attaquer au briquet.
Un truc génial à faire si t’as des potes fumeurs ou pyromanes (ou simplement qui aiment s’faire des barbec’ vu que la saison va commencer), ben un cadeau tout simplicisme à faire, c’est un briquet personnalisé. Le mieux c’est avec du vernis à ongles, mais je ferais un poste là dessus tient
Mais ici, comme elle adore les paillettes ben jvais faire PETER LA PAILLETTE.

Donc tu prends ta colle de bricolage (oui celle qui devient blanche en séchant, ce truc génial là, oui oui), tu en mets un petit peu, puis  t’attrape la fée clochette (cette garce), tu la fait péter au dessus de ta colle et hopla, t’obtiens un magnifique coprolithe non fossilisé pailleté qu’il te reste à mélanger. 
(Personnellement, quand je vais chez starbucks ou autre, oui là où on t’arnaque vu que c’est cher, ben je me gène pas je pique quelque touillettes en bois pour faire mes petites michpotes à la maison histoire de rentabiliser le café à 2,8 euros.)

Et hop tu l’étales et tu fais sécher.
Avec le restant de colle à paillettes, j’en ai rajouté sur les galets et boum, on obtient des cailloux qui rocks ! (ouais je sors).




hop la station de séchage!













Pendant que tout ce joyeux petit troupeau brillant de mille feu sèche, ben moi j’ai fait un petit dessin. Pas que je sache faire ça, mais bon, le ruban à pois dans lequel je l’enroule rattrapera le coup (puis j’ai glissé une petite baguette magique à étoile aussi pour me faire pardonner).




Et on passe au clou du spectacle avec le bocal et les petits animaux.
Enfin si on peut appeler un tricératops animal.
Bon alors le choix de l’éléphant et du tricératops serait trop long à t’expliquer.
Donc je pense que tu as compris où je voulais en venir, on va faire une boule à neige personnalisée avec des paillettes.
Donc il suffit juste de faire patauger les deux cornus dans la colle de toute à l’heure et d’attendre. (bon je lui mettrai un sachet avec les paillettes et elle rajoutera l’eau parce que je ne voudrai pas avoir la noyade d’un postier sur la conscience).

Bon le seul souci technique c’est que je ne sais pas si la colle va résister à l’eau ! Mais bon elle comprendra et si il le faut elle domptera le problème avec de la glu !!





Au tour du Bloc Notes.
J’ai utilisé une enveloppe brune pour coller sur la couverture. Ensuite, toujours avec ma sacrosainte colle de bricolage j’ai collé les rubans sur le dessus pour faire plus joli.




Ensuite là déco, c’est chacun qui voit, perso j’ai fait ça

Et j’ai pas hésité à lui glisser une première idée !

(L’aquarium = le bureau des infirmiers).







Et tadam. Reste à écrire le petit mot, les cartes postales.

Ensuite pour le colis en lui même, je vais tout disposer dans du papier de soie, et rajouter des ptites choses comme ces petits cœurs perforés avec amoûûûûûr, des boules d’ouate pour faire nuach’, des ptits machins à paillettes etc etc.






Petit aperçu du colis presque final :


Et voilâââââââââ.
Reste plus qu'à le poster maintenant!


Voilà pas de "Who are you Captain Rawr" car le temps court encore une fois!

See you soon Moussaillons!


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mardi 24 mars 2015

Il fait sommeil, il fait fatigue, il fait trooop.


C'est nul, j'ai pas assez d'élan vital que pour écrire quelque chose de convenable depuis la fin de la semaine dernière.
Je cours paaaaartout depuis jeudi et les évènements s'enchaînent à la vitesse de l'éclair.
Mon cerveau est mort vive mon cerveau.

Mais bon, je ne vais pas me plaindre, car je raffole de cette vie estudiantine qui permet qu'aucune semaine ne se ressemble.
Certes il y a les cours, mais j'en ai pas tellement ce semestre ci, donc pour le reste c'est carte blanche la vie.
Je ne pense pas que je saurai supporter un boulot avec des horaires fixes genre 09h-16h, et le week-end pépère, en mode un peu métro-boulot-dodo, qui doit inévitablement s'installer à un moment ou un autre.
Mais attention, en parlant de vie estudiantine, je ne mets pas en avant les grosses noubas tous les soirs de la semaine et grasses matinées tous les jours jusque 14h.
Non chui devenue une petite grand mère de ce côté là, je me mets au pieu vers 22h, et je me lève entre 05h30 et 06h. Et n'essaye pas de m'arnaquer à des soirées, ce sera un niet catégorique.
Donc carte blanche, et équilibre à trouver entre les cours, la bibliothèque, les copains copines.
Ca permet d'aller à des concerts sur le temps de midi, s'exploser les mirettes dans les musées (en évitant les jours d'affluence du week-end), faire ses courses au moment où il n'y a personne, puis y'a toujours des chouettes conférences qui tombent et qui permettent d'approfondir des sujets connus ou non et tout et tout.
Ca donne du temps pour soi aussi, se retrouver en mode introspection, aller courir quand on le désire vu les horaires légers, prendre bien soin de la maison.
J'admire les gens qui arrivent à jongler avec tout ça en ayant un boulot derrière, voir même des enfants.

Bon je me force un peu à écrire là, mais je me dis que si je ne le fais pas pour cause de fatigue intense, alors c'est le meilleur moyen de faire couler un blog qui est encore au stade pré natal.
Donc pourquoi suis-je autant à la masse?
Alors jeudi aprèm j'étais en mode tatouage, j'en reparlerai dans un article. Bon j'admets c'est pas ça qui fatigue, mais j'ai du attendre un petit temps avant que ce soit mon tour, car l'adorable tatoueuse qui m'a joliment orné la cuisse, avait un peu cafouillé dans son agenda et quelqu'un d'autre passait avant moi.
Mais du coup je suis rentrée plus tard que prévu, et le lendemain matin je devais être au taquet pour aller faire du remontage de céramique. (en gros, quand on fouille, on trouve des tessons de céramique, et après tri et regroupement on essaye de les rassembler pour essayer de faire le profil voir la reconstitution de l'objet, WESH WESH PUZZLE). Et de là je devais courir prendre bus et train afin d'aller à mon rendez-vous avec mon psychiatre, ce qui croyez moi est toujours assez éprouvant, vu que ça fait pas mal cogiter, d'ailleurs le soir j'ai mis beaucoup plus de temps à m'endormir car je ruminais pas mal.
Samedi, une journée entière de conférences sur les Celtes en Italie (ouais ouais!!), c'était génial, mais qu'on se le dise, c'est pas parce que t'es vissé le cul sur une chaise toute la journée que tu ressors de là frais comme un gardon prêt à attaquer les vingt kilomètres de Bruxelles. J'étais juste ramassée, un des conférenciers m'a littéralement foutu le brin dans le cerveau avec sa linguistique lépontique. J'ai juste subit ma vie en ne comprenant plus rien.
Puis bon le dimanche, hop hop hop, sac à dos et train, pour bouger jusque Namur au Musée Archéologique voir mon petit peigne en os. Et tous les jours en se levant à 05h30. Mine de rien ça use.
Et hier, ben je devais aller faire une prise de sang, du coup me voilà à 07h en route pour l'hôpital avant de revenir vite prendre mes affaires et aller en cours jusque 18h et après, c'est cool j'ai vu une copine après, mais bon, fatigue fatiguuue.
Et ce matin cours à 08h, détresse neuronale bonjoooour.
Un peu de bibli, puis un concert de violon pour se relaxer un peu avant de partir à la chasse aux trésors pour faire un colis bonheur à une copine de l'hôpital, et en profiter pour faires mes courses et revenir à pieds avec dix kilos sur le dos (les cours, les bouteilles, les pommes ça pèèèèèèsent) et la litière du chat.
Et j'en suis là. Complètement croquette comme j'aime bien dire. Mais qu'est ce que j'ai kiffé ces derniers jours.
Excepté des petites tensions à la maison, car mes colocs ont, entre autre, perdu ma trottinette, unique vestige de bons souvenirs de mon enfance, ce qui me met un peu la haine.

En tout cas, là, c'est l'heure de se poser jusque demain. (plus que les poubelles à sortir et la litière de Darwin, courage Captain!)

See you soon moussaillons!!

WHO ARE YOU CAPTAIN RAWR:

Ecrire cinq bénédictions dans ta vie:
- Mon corps est un warrior. Après tout ce que je lui ai fait enduré comme saloperie, ce que je continue à faire, il continue de rouler d'la mécanique. J'ai une chance pas croyable de ce côté là.
-J'ai un toit et tout ce qu'il faut.
-Darwin (oui oui j'insiste, mon chat a une fonction importante dans mon équilibre bien être)
- J'ai un budget serré, mais j'arrive à m'en sortir.
- Le système social. Ben vi

De quoi es-tu heureuse?
D'avoir un objectif dans la vie et de pouvoir mener ma barque en sachant où je veux aller. Je serai terrifiée à l'idée de ne pas savoir où je vais.
Ici j'ai un but, et tout tourne autour (mes choix et compagnie), ça m'aide à mettre de l'ordre dans ma vie, ça permet aussi de bien préparer à l'avance et d'éviter les tuiles de dernière minute!


Une rue de Bruxelles.
Mr. Mondialisation : Nous avons tués près de 3 millions de baleines

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dimanche 22 mars 2015

Anti outfit of the day : le pyjama dépareillé le dimanche à 06h30 AM

L'anti Outfit! Je répète le concept, un décors moche pour une tenue toute aussi moche.
Après la tenue étude, voici le pyjama dépareillé.
Je me suis réveillée à 05h30 aujourd'hui, et c'est chouette ça me fait un peu de temps pour vite pondre un article avec quelques photos, parce que depuis jeudi je ne fais que courir partout, vivement la semaine prochaine, que je puisse me poser un petit peu.

Aller c'est partit!



 allez, danse !






 Mais si je mets de pulls aussi moche, c'est pour faire peur aux cauchemars.
















Et pour un réveil tout doux, mets ça dans tes oreilles:





WHO ARE YOU CAPTAIN RAWR? :

Poster quelques mots de sagesse qui te touche:
-Ubi bene ibi patria.
-Hic et Nunc.
-Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse.

Ecrire au sujet de quelque chose qui te rend forte:
Je ne dois rien à personne.
Je me suis auto façonnée. Que ce soit mon caractère, mes goûts, ma ""culture"".
Dès mon adolescence où je suis partie dans une école assez loin, ce qui m'a permis de faire des expériences, puis je suis partie de chez ma mère assez jeune.
Bref, un truc qui rend fort c'est la vie tout simplement. Et c'est bateau de dire ça, mais quand on se casse la gueule faut se relever et le plus vite possible sinon c'est la mierda totale!

Quelque chose pour laquelle tu t'es toujours dit "et si ..."
Ben justement, je me suis souvent dit "et si je n'étais pas partie dans cette école à Bruxelles à 15 ans?". Ca aurait changé un milliards de choses je pense, et ma vie serait à mon avis plus fade que maintenant.
J'aurai continué des branches dures, latin-grec-sciences, j'aurai sûrement mieux réussi la fac. Mais j'aurai pas vécu l'expérience Bruxelles, ni la photo, ni les rencontres géniales, ni l'ouverture d'esprit qu'on ne trouve pas dans un collège catholique!
Donc sans regret d'être partie de ce milieu de fou où on te zieutes de travers si t'as le malheur d'oser être différent.
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jeudi 19 mars 2015

De mon incapacité à m'acheter un yaourt.

La question du jour du WHO ARE YOU CAPTAIN RAWR étant « partager quelque chose avec lequel tu es en train de lutter » va me permettre de mettre les pieds dans le plat, d’un problème omniprésent dans ma vie et qui mérite pour la peine un article entier.


De mon incapacité à m’acheter un yaourt.

Je sais pas si j’ai envie de pleurer ou pas. Mais j’en ai gros sur la patate.
Je répète « de mon incapacité à m’acheter un yaourt ».
La TE-HON.
The walk of shame on sortant du magasin, le nez dans mon écharpe, les yeux criblés sur les dalles sales.
Et ça cogite depuis jeudi dernier. Y’a un combat de dinosaures dans mon crâne BAM BAM BAM.
Bagdad et Chernobyl réunit au sein même de mon cerveau.
Boum.


Et chui là, au milieu des débris.
C’est décousu. Pardon. Mais quand on se rend compte qu’on se berce d’utopie, comme quoi ça va, alors que non, ça fait mal.
Je ne sais pas comment tourner les choses pour vous recontextualiser ma situation.
Une liste, c’est simple et efficace.

1)   16 juillet 2014 je suis admise dans une Unité de Troubles Alimentaires, pour des tca que je traîne depuis des milliards d’années.
2)   J’avais surtout un gros problème depuis quelques mois, c’est que je vomissais tout ce que je mangeais. Je ne faisais pas de crises de boulimie. Je vomissais « volontairement » dès que je mangeais autre chose que ce que mon dictateur de cerveau m’octroyais (à savoir un bol de céréales le matin, 1 ou deux pommes mangées par moitié, et même sur la fin, j’avais du mal avec ça)
3)   Je faisais de l’hyperactivité.
4)   A l’hôpital, on m’a donné une structure alimentaire (petit déjeuner, goûter, déjeuner, goûter, souper) Chaque structure est adaptée à chaque patient (à savoir X tartines le matin, X au goûter de 16h et X au dîner. Le goûter de 10h et le déjeuner étant le même pour tout le monde, à savoir un yaourt et un repas chaud).
5)   Mais donc j’avais très peur d’avoir de la nourriture dans mon ventre.
6)   On a découvert ma potomanie (5-6l par jour)
7)   Y’a eu des hauts, des bas, progressivement ça allait mieux, même si ça coinçait toujours.
8)   Un jour en discutant avec une infirmière, elle me fait me rendre compte que je suis malade, mais surtout, que je ne l’ai pas choisi, avec cette phrase qui restera gravée dans ma mémoire
« Est-ce qu’un diabétique choisi d’avoir trop de sucre de le sang ? »
« Ben non »
« Ben vous c’est pareil. Vous n’avez pas choisi de tomber là dedans. Vous êtes malade. »
Gros choc. Car même si au fond de moi je savais que je ne le faisais pas exprès, une partie de moi me mettait en faute dans tout ce cirque.
9)   La rentrée universitaire post session de janvier se fait début février. Je ne veux pas mettre en péril mon année, on s’arrange donc pour que je sorte, avec une optique de sauver les meubles à l’extérieur vu que j’ai toujours de gros gros blocages.
10) Je sors le 02 février après 6 mois et demi d’hospitalisation.

Le badtrip.
Même si je suis contente de retourner à la fac, d’avoir un semblant de vie normale, de retrouver mes amis, mon chat, la maison, la vie.
Mais mon cerveau est toujours malade.
Rien n’y fait je stagne, je fais même de gros retours en arrière.
Le seul point positif, est que je ne vomis plus ou presque. J’ai bien dit ou presque. Et tu ne peux même pas imaginer le sentiment d’impuissance mêlé de honte quand on vomit « volontairement » un quart de cookie. Oui un quart de cookie.
Juste parce que c’est une « nourriture non programmée ». Du coup je flippe, je cours aux chiottes et puis j’ai envie de creuser un trou de la honte et m’y cacher jusqu’à la fin de ma vie.



Certains diront que je suis sortie trop vite. Ils ont raison.
On ne se débarrasse pas en quelques mois d’un démon dictateur digne de Polpot qui est là depuis des années et des années, voir depuis toujours. J’en suis bien consciente, et j’étais plein d’espérances, je me disais qu’en sortant ça irait, que j’arriverai à gérer.
Alors oui, je gère, je sauve les meubles et encore.
Les blocages sont là. Chaque matin.
J’endosse une chape de plomb et je commence ma journée.

Et tu sais c’est quoi le pire ? D’être consciente.
De savoir pertinemment qu’on est malade, qu’on réagit à telle ou telle situation de telle façon parce qu’on est malade, mais qu’on ne sait pas aller à l’encontre.
Que le dictateur qui s’est imposé dans le cerveau contrôle tout.

On a souvent tendance à glamouriser les tca. A prendre ça pour une maladie légère, résultant d’un choix personnel de la personne, que c'est pour attirer l'attention, gnagnagna et compagnie.
FAUX.
Même si je dois admettre qu’à un moment de ma vie, il y a quelques années maintenant, quand je me suis bien rendue compte que ça ne tournait vraiment pas rond de ce côté là, mais que je ne voulais pas l’admettre, que je pensais que J AVAIS MOI le contrôle sur tout, alors je revendiquais mon rapport à la nourriture comme liberté d’individu. Mais non c’est les méninges qui font ça. C’est la maladie qui te contrôle cette tepu. Pas l’inverse.

Puis alors excuse moi, mais ça n’a rien de glamour de béger tout ce qui passe. Tu finis par puer le vomis, t’as des taches sur tes fringues parfois, ou des éclaboussures sur tes cheveux.
Ou si tu manges rien de rien c'est une haleine fétide que t'essayes de masquer à coup de chewing gum sugar free
Tes dents se dégradent, vite. Deviennent jaunes. A taches. Les gencives qui remontent. Ta peau est dégueulasse.
Tient une photo :

La fatigue et les insomnies. Qui foutent tout en l’air.
Puis t’as des bleus spontanés qui t’arrivent, qui sont énormes et mettent des semaines à s’effacer complètement.
Ta concentration qui diminue, arrive au point zéro, et te fais littéralement rater ton année.
Et alors, si t’as le malheur de bouffer un truc, c’est la fête du gargouillis dans ton bide.
Et puis ça fait mal.
Au ventre justement. Que tu manges ou pas. T’as mal. Pas la même douleur, mais jte jure que ça te bouffe.
Et le froid. Celui qui s’installe au creux de tes os et qui s’obstine à ne pas partir. Le jeu de l’oignon que t’es obligée de faire chaque jours pour ne pas te les peler. Et que même l’accumulation faite de manière judicieuse ne te réchauffe pas. J A M A I S.
Fin juin, canicule, sur un chantier gallo romain en plein soleil. Tout le monde en t-shirt crevant de chaud. Captain Rawr en sous pull, pull et écharpe.
NARMOL quoi.

Et ça te coupe.
Les restos tu les refuses parce que tu flippes. Même si c’est avec des amis qui savent, tu déclines l’invitation en te traitant de gogole profonde.
Aller boire une bière. Avant j’adorais ça. Un truc où je me tuais pas trop le cerveau, c’est quand j’allais boire un verre avec les copains. Pourtant l’alcool est hautement calorique, tout le monde le sait. Mais ça allait.
Maintenant, QUEDAL. Une régression totale depuis que je suis sortie de l’hôpital. Une pinte me mets dans tous mes états.
Et ça me rend triste évidemment. Parce que ça reste de bons moments perdus.





















Puis ouais ça t'oblige à passer par la case urgences des fois, et te retrouver sous baxter à poireauter 24h, pour rentrer chez toi et ne rien changer.
En te disant c'est pas grave, quand je vomis je compense la chute libre de mon potassium en mangeant dla banane. Que j'appelais, "mon concentré de potassium". Mais attention, pas trop hein, c'est calorique comme fruit faut pas en abuser, potassium ou pas.
Là maintenant où je t'écris ces lignes, je serais incapable d'en manger une, tellement ça ferait un effet madeleine de Proust terrifiant.

Et les proches qui ne comprennent pas, à aucun moment, que ce soit avant, pendant et après l'hospitalisation. Qui te font des remarques sur ce que tu manges ou pas, sur la façon dont tu le fais, sur ton poids « et alors t’as grossi ou t’as maigris ? » .
« Eh meuf, t’as vu tes mains ? Elles sont spectrales, c’est moche, faut que tu bouffes ».
Leur incompréhension parfois poussée à son paroxysme, « c’est une tentative de suicide que tu fais » MAIS NON PUTAIN JE VEUX VIVRE MOI.
VIVRE.
C’est tout ce à quoi j’aspire. V I V R E.
Je veux pas mourir.
Je veux vivre et être bien. Voilà mon but.
Mais ils ne l’entendent pas.
En rajoutent même « tu sais, à cause de tout ça (entends par là toi), le soleil ne brillera plus jamais sur nous de la même façon ».
On te fait culpabiliser d’être malade.
Tu culpabiliserais quelqu’un atteint d’un cancer ? Non, je me doute. Et ben culpabiliser quelqu’un souffrant d’une maladie mentale est la même chose. Et ne me dis pas qu’on compare pas les prunes et les pommes je le sais, mais ça n’empêche que pour la personne malade, se faire agresser de la sorte fait mal de la même manière.
Et pourtant, je ne leur en veux pas de toutes ces remarques. Car c’est une maladie très peu compréhensible pour l’entourage. Et t’as beau essayer de leur expliquer ce que toi même tu ne comprends pas parfois, c’est en général le même effet que de se taper la tête contre un mur.

Alors voilà. Cette lutte incessante.
Ce champ de bataille qui est mon corps, sous l’égide du Caporal Anorexie.
Joyeux programme.

B A T A I L L E.

Et tous ces aspects malsains de la chose. Paradoxaux.
Tu sais que tu ne peux pas maigrir (d’ailleurs j’ai un peu peur d’aller voir mon psychiatre vendredi), mais tu te réjouis quand tu vois le poids descendre.
T’es incapable de rester assise longtemps, tellement les os de ton cul font mine de vouloir transpercer ta peau mais en même temps , tes os te rassurent, quand tu les sens de plus en plus poindre vers l’extérieur tu ressens une espèce de calme et de bien être.
Et ce froid qui te tue mais dans le fond, tu ne peux t'empêcher de te réjouir des calories perdues grâce à ça.
PARADOXAL JE TE DIS.


Et ce sentiment d’être hors monde. A midi, quand les copines mangent leur sandwich, leur cornet de pâtes où leur quinoa, toi t’es là avec ta pomme, que tu manges juste pour sauver l’honneur.
Les gens se rassemblent autour de la nourriture. Et toi t’es là au milieu, crispée, flippée, incapable de profiter du moment.
Incapable de te faire à manger alors que tu adores cuisiner. L’autre jour j’ai fais du pudding de pain. J’ai même pas su en manger un. Tellement j’avais peur.
Et cette crainte de ne jamais pouvoir faire partie du monde « normal », d’apprécier des aliments qui pour le moment sont juste considérés à tes yeux en valeur de calories et lipides.
Depuis le 02 février, je mange chaque jour la même chose. Incapable de varier. Les seules fois où j’ai essayé ça s’est terminé en désastre.

Et pour revenir au yaourt du début, qui a été l’élément déclencheur de cet article, il s’avère que je faisais mes courses, et pendant un millième de seconde, j’me suis dit « pourquoi pas un yaourt à la vanille » et hop me voilà en train d’arpenter le rayon frais, excluant les pack, car je sais que je ne saurais pas le terminer, et me concentrant sur les articles à la pièce. Et là pendant une demi heure, à faire des comparaisons, poids, calories, « mais ils sont énormes ces yaourts (180 gr.)y’en a vraiment pas de petites tailles ?» Et recommencer au début du rayon pour voir si y’en a pas un qui t’as échappé.
Pendant une demi heure.
Pour arriver à la conclusion aporétique, que c’est trop.
Et sortir du magasin avec ta bouteille de coca light et ton tabac. Et commencer ta marche de la honte.

Voilà. Le chemin de la guérison est long et plein d’embûches. Je ne souhaiterai ça à personne, même pas mon pire ennemi. Car tu finis par te détester. T’effacer de tout à commencer de toi même.
Et comment fait-on pour vivre quand on se déteste ? Je ne sais pas, j’essaye juste au maximum de penser en terme de « ici et maintenant » pour ne plus voir l’infâme chose que je suis devenue. Un corps qui ne ressent plus rien.
Mais je ne perds pas espoir.  Jamais.
Et malgré mon manque d’estime, le soir je suis quand même contente d’avoir réussi à manger mon petit déjeuner et mon souper. De maintenir une structure, certes excessivement réduite mais c’est un début, mais faut bien commencer par quelque chose et ne pas perdre de vue que Rome ne s’est pas faite en un jour.


Enjoy les Moussaillons, profiter de la vie, coûte que coûte !
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